Script doctor

11 07 2011

Il y a tout d’abord votre territoire, rêvé peut-être. Aimé sans doute.

Il y a vos idées, des êtres, des lieux, des objets et des gestes. Votre sens du paysage. Il y a votre chemin, continu ou discontinu.

Mon travail : vous accompagner des « Il y a » à « il y aurait ». Vers la trace d’un à-venir, en somme.

Nous dégagerons lignes de force, directions ; objet et sujets porteurs, rampes de lancement, même si en terme de production, rien n’est jamais sûr, garanti, assuré.

 

Vous irez de démarches incessantes en démarches incessantes.

Avancer pour mieux sauter, reculer.

Tout refaire si nécessaire. Le secret de l’écriture ? la ré-écriture.

Cela vaut autant pour Hitchcock que pour Renoir, Lang que Godard, Spielberg que Cameron…

Le seul risque : la découverte. Celui qui repose sur le fragile équilibre qu’est celui de la création : penser-passer du connu à l’inconnu.

Travailler à la limite du connu et de l’inconnu.

 

Si l’on n’avance pas assez : rien. Pas de projet, pas de mouvement.

Sans cela : que faire ? (Qu’il soit écrit, dessiné, peint, orchestré – qu’importe !).

Il ne faudra pas se contenter.

De ce qui est, n’est pas.

Le scénario est ce qui n’existe pas.

Le souffle d’un espoir, et la conscience d’inexistence.

 

J’accepte les premières aventures. Avec le poids (le sentiment) d’un virtuel.

C’est cela : le scénario, c’est le virtuel.

Passage au réel.

Du cerveau à la pellicule. En ligne directe.

 

On peut vouloir aussi : faire le scénario après.

Voir ce qui se dégage du parcours. Ce qui se dégage d’un tournage.

D’êtres. D’images. D’images d’êtres.

Rivette, Rozier… d’autres.

Ecrire après l’image – ce que dit (vouloir) Godard.

Mais, toujours un peu faux : on ne part jamais nulle part.

 

Il y a toujours des amorces.

Des atteintes du temps.

Des envols.

 

La Forme est à venir – toujours à venir.

Laisser le chemin ouvert vers l’avant, vers le film.

Jusqu’au point final.

Le point de non-retour. Copie zéro !

 

Il vous faudra rêver, bien sûr. Imaginer à deux.

Sentir le mouvement du désir.

Force de pensée, force d’aspiration.

Déclencheurs, bombes à retardement.

Ce qui engendre – peut engendrer – des rapports, réactions chimiques, des accords, des explosions – ou des ratages.

A la fin, bien sûr encore, on ne découvre pas – pas exactement – ce qu’on cherchait.

On part pour les Indes et on découvre l’Amérique.

Ou bien l’inverse.

Mais on a appris le goût du voyage.

Du voyage en solitaire ou à deux.

 

Librement inspiré de Georges Pérec

 

Pierre Mathiote

Script doctor / consultant

Adaptateur et/ou dialoguiste

 

Devis sur demande

 

 





Bienvenue

15 02 2011

Parce que le temps est élastique sur la route de l’homme libre, parce qu’un mois de congé sur l’eau m’a raconté qu’un peu plus loin, un peu plus long, existe l’éternité, je suis parti m’occuper de l’horizon de 84 à 89 en compagnie d’Alice, mon voilier. De 90 à 94, j’ai partagé mon temps entre la direction générale d’un Groupe et l’écriture. Ce blog présente mon travail d’écrivain. Pour les images, mon travail de réalisateur est visible sur le lien de la société Cinérgie Productions que je dirige depuis sa création en mars 2000.








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